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dimanche 4 mars 2012

Vera Cruz

1954
Robert Aldrich
Avec : Burt Lancaster, Gary Cooper, Denise Darcel, Cesar Romero, Sarita Montiel, Jack Elam, Charles Bronson, Ernest Borgnine


La luxuriance iconographique du forum Western Movies me gave un peu en général, tant elle ralentit la lecture, le temps que toutes les images se chargent. Cependant, cela donne une richesse incontestable au forum. Présentement, il y a danger en la matière, la plupart des images risquent de disparaître car ImageShack qui héberge la plupart des images des membres vient de limiter leur nombre à 500 par compte.

Un petit hommage par le biais du classique Vera Cruz que je viens de revoir. Si les images disparaissent en avril, vous saurez pourquoi.


Gary Cooper, pourtant plus très jeune, parvient malgré tout à s'amouracher plus ou moins d'une jeune latino (Sarita Montiel). C'est bien arrivé pour de vrai à Michael Douglas!


Viva la revolucion! Le chef des révolutionnaires avec son poncho sur le coté. Les deux aventuriers occidentaux bien sapés. Le méchant type marquis français avec son chapeau ridicule et le mexicano caricatural avec sa guitare en arrière plan. On peut lire partout que Vera Cruz est précurseur du western spaghetti. Bon, c'est pas non plus flagrant sur tous les plans hein...


Le sourire de Burt Lancaster. Impossible de trouver une caricature de l'acteur qui ne joue pas là-dessus. Et pourtant, on a beau vouloir minimiser l'éclat de cette dentition, il est indéniable qu'elle joue beaucoup dans la séduction du personnage.



Mais il n'y a pas que les dents. Il y a la prestance, la ligne, la souplesse féline, la vestimentation, l'attitude. Dans ce film, Gary Cooper n'est que Gary Cooper. Burt Lancaster lui vole la vedette et rayonne durant tout le film!


Denise Darcel, pourtant pas si canon que ça. On se demande au final pourquoi elle fait tant d'effet à tout le monde dans le film. Ah oui, mais non, en fait tout le monde fait semblant et n'est intéressé que par l'or. Précurseur du western italien qu'on vous dit!


Précurseur, morbleu!


Précurseur, il va falloir le dire combien de fois! A moins que cette dernière image ne soit mentionnée un peu partout que pour rabaisser le talent de Sergio Leone? N'a-t-il vraiment rien inventé l'italien?


Mais gardons un œil sur les autres seconds rôles: ici Jack Elam.



 Et là, c'est kidon?

vendredi 19 août 2011

L'Homme qui n'a pas d'étoile

Man without a star
1955
King Vidor
Avec: Kirk Douglas, Jeanne Crain, William Campbell, Richard Boone, Claire Trevor

Classique du genre, avec la fin de l'Ouest et de ses riantes pâtures, l'arrivée du barbelé qui limite la liberté des uns et les troupeaux de plus en plus grands qui augmentent les profits des autres. Ce film narre la disparition des hommes simples, valeureux et fiers. Dempsey Rae (Kirk Douglas) le premier, vagabond et libre et à l'individualisme forcené, une constante chez Kirk. Il fuit, toujours plus au Nord, il fuit les barbelés et les complications. Mais bientôt il devra faire un choix, comme un genre de thématique Manniène chez King Vidor dont les personnages portaient également souvent cet individualisme auto-destructeur. Le contremaître (Jay C. Flippen) fait aussi partie de ces hommes à l'ancienne, droit, respectueux de ses voisins et des coutumes. Il se fait virer car il est un tenant du capitalisme paternaliste à l'ancienne et n'a pas assez l'obsession de la finance. C'est tout cela que conte L'homme qui n'a pas d'étoile, et bien sûr, malgré le cliché, on peut bien le dire: ce tout cela là résonne encore de nos jours.
Dans le genre classique, on a le droit aussi également, comme dit précédemment, au héros qui fait un choix. Après une première partie où Dempsey Rae évite soigneusement de choisir réellement son camp, il est obligé après un passage à tabac en règle de retrousser ses manches et de mettre leur pâtée aux méchants, c'est à dire tuer l'ignoble Richard Boone, l'homme de main sans scrupules. La fin trop vite expédiée masque le fait que si les petites mains ont eu leur leçon, la patronne (Jeanne Crain), elle, continue sans doute ses méfaits sans être inquiétée.
Toujours dans le canevas classique, on a aussi en magasin la relation d'un homme avec le frère ou le fils qu'il n'a jamais eu. Les séances de tir, les conseils, puis la prise de distance et l'oiseau qui s'envole du nid dans la mauvaise direction pour finalement revenir dans le droit chemin, le package est mené avec justesse. William Campbell, dans le rôle de l'oiseau, manque un peu de charisme néanmoins, et son amourette avec Claire Trevor est sans intérêt, autre que de voir Claire Trevor. L'érotisme sourd et tendu est à chercher ailleurs, dans la relation dominant/dominé entre Kirk Douglas et Jeanne Crain, sans que l'on sache d'ailleurs qui domine qui.
La violence des hommes ne fait pas dans la dentelle, surtout pour un film de 1955. Ils portent des cicatrices, ils se battent et tuent souvent (voir le petit rôle marquant de Jack Elam, dans cette introduction ferroviaire qui préfigure L'Empereur du Nord d'Aldrich). Pour autant, les scènes "baroques", à savoir le passage à tabac de Dempsey Rae, ou la baston finale, n'atteignent pas la frénésie délirante du final de Duel au Soleil. Bourreau de travail, Kirk Douglas avait un mois à tuer entre deux tournages, et en tant que producteur il embaucha King Vidor pour tourner ce film vite fait bien fait. La réussite du film, dans cette situation de précipitation et de rencontre entre deux personnalités aussi indépendantes et fortes, tient sans doute du miracle. Le fait qu'il ne s'agit pas encore tout à fait d'un authentique chef d’œuvre aussi.

Image: Abilène sur Western Movies

samedi 3 avril 2010

Le dernier western



Once upon a texas train
1988
Burt Kennedy
Avec:  Willie Nelson, Richard Widmark, Angie Dickinson, Shaun Cassidy, Chuck Connors, Jack Elam, Harry Carey Jr.


Petit téléfilm sans budget ni talent particulier, Le dernier western fonctionne par son casting nostalgique, qui réunit une dernière fois avant trépas des premiers rôles et des seconds rôles du western de l’âge d’or : Richard Widmark (L’homme aux colts d’or, Les deux cavaliers), Angie Dickinson (Rio Bravo), Chuck Connors le rifleman, Jack Elam, second rôle bien connu et homme à la mouche chez Leone, Harry Carey Jr., acteur Fordien par excellence.


Burt Kennedy, le grand scénariste passé mauvais réalisateur ne cherche visiblement pas à faire un grand film, mais à s’amuser, à ressasser une dernière fois une mythologie éteinte. Les vieux briscards gouailleurs nous font bien plaisir, ces space cowboys ne voient plus rien, ne savent plus tirer, ont perdu le sens de l’orientation, ne savent plus monter un coup, mais ils ont encore l’expérience, l’habitude de la piste, le flair des vieux renards. Le scénario qui promet un bel affrontement à l’ancienne entre les deux bandes éternelles rivales, flanche à mi parcours pour nous proposer un gunfight gériatrie versus jeunes outlaws, ou plutôt hommes mûrs contre petits cons inexpérimentés, puisque la morale du film est que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs soupes. Tous les papys ont leur content de grimaces, de ronchonnements, de rhumatismes et de vannes acerbes, sauf Angie Dickinson naturellement sous-employée. C’est donc un petit film à regarder obligatoirement une après-midi tranquille, au tic-tac de la pendule, si vous voulez être un minimum interpellés par la vigueur de ces vieillards qui ne s’en laissent pas conter, qui vivent leur vie malgré leur âge (applause pour Willie Nelson qui dévalise une banque six heures après sa libération et pour Jack Elam qui suit ses compères en vélo) et qui visiblement semblent beaucoup s’amuser. Nous aussi, bien que l'ensemble reste malheureusement assez mauvais.


lundi 9 juillet 2007

Quelques minutes de Je suis un aventurier

The far country
1954
Anthony Mann

Avec: James Stewart, Walter Brennan


Chez moi c’est un peu le Kadjhaksistan de Borat, je n’ai toujours pas d’enregistreur disque dur/DVD, juste un bon vieux magnétoscope qui fait crrr crrr. J’avais donc enregistré Je suis un aventurier diffusé il y a quelques mois sur Arte. Soudain, alors que je nettoyais ma télécommande, l’accident bête, le coup est parti tout seul, j’ai enregistré la bataille de Trafalgar en images de synthèse par-dessus. Damn! Ces engins devraient être interdits!
Tout ça pour dire que, comme naguère pour Le dernier train de Gun Hill, j’ai pris le film carrément vers la fin.
Mais ce qui fonctionna pour Sturges qui fait du cinéma commercial de qualité – en effet prendre ce film au milieu apporte une touche de mystère à l’intrigue qui peut la rendre plus profonde – ne fonctionne pas du tout pour un film d’Anthony Mann, qui façonne des portraits d’anti-héros forcés par la société de prendre leur destinée en main. James Stewart joue Jeff Webster, un type tout à fait capable de tirer, mais qui refuse de prendre le poste de shérif qu’on lui propose dans la petite ville de mineurs de Dawson en Alaska. Il semble en effet que la loi du plus fort règne, les méchants arrachant leurs concessions aux plus faibles. Comme tout anti-héros, notre James Stewart ne veut s’occuper que de ses affaires. On lui tue son vieux Ben (Walter Brennan toujours aussi Stumpy) et là il se met en branle et fait enfin ce qu’on attendait de lui : s’impliquer dans la société et dégainer son flingue.
Or donc quand on prend ce film vers la fin, la mort de Ben et le revirement de Jeff Webster coulent de source, sans émotion, sans libération, sans tension. On dirait presque un cliché pompeux, un court métrage résumé de l’intrigue type du western. L’important dans un film de Mann étant la progression morale de l’anti-héros, ses désillusions et ses faiblesses, il est inutile de vouloir se contenter d’une partie de l’œuvre seulement. Il me faudra donc la revoir.
Reste tout de même un gunfight final étonnant de modernité : les hommes se ratent, se blessent atrocement, se tirent dans les jambes, sans gestuelle étudiée, sans virtuosité. Jack Elam (si c’est bien lui) y passe froidement. Et avant le règlement de compte, ce cheval qui avance lentement, caméra dans les pattes, et la clochette qui sonne qui sonne… c’est beau comme du spaghetti !

mercredi 4 juillet 2007

Un colt pour trois salopards



1971,
Burt Kennedy

Avec: Raquel Welch, Ernest Borgnine, Jack Elam, Robert Culp, Strother Martin.


Raquel Welch se fait violer par un Jack Elam barbu, un Ernest Borgnine et son gros ventre et un Strother Martin qui cabotine toujours autant. Vêtue de son seul poncho, elle part à leur recherche pour se venger !
Comme Soleil Rouge ou La bataille de San Sebastian, Un Colt pour trois salopards est un de ces westerns que le puriste du spagh regarde d’un air un peu distant, en marmonnant qu’il ne s’agit point là d’un spagh, prétextant une nationalité un peu trop anglo-saxonne aux entournures du réalisateur et/ou des fonds investis. Pourtant, on sait bien que le western spaghetti n’est pas une affaire de frontières, mais plutôt de ressenti. Déchiffrons donc ce colt pour trois salopards pour voir dans quelle catégorie le placer.





  • Les westerns spaghetti ont tous des titres débiles


  • De Dieu les crée, moi je les tue à Sartana si ton bras gauche te gène, coupe le, les titres de western spaghetti ne font pas en général dans la dentelle. Un colt pour trois salopards ne déroge pas vraiment à la règle, bien que l’on remarque que le titre original, Hannie Caulder soit beaucoup plus sobre.





  • Il y a toujours un générique animé dans les western spaghetti




  • Sergio Leone avait lancé la mode avec Pour une poignée de dollars, une ribambelle de films suivirent avec des génériques composés d’assemblages de photos sépia sur-exposées et teintes en rouge avec des animations de cavaliers se faisant descendre en avant-plan. Le générique de Un Colt pour trois salopards fait pareil ou presque, avec un dessin de Raquel Welch dans son poncho et la caméra qui explore chaque détail du dessin.





  • Les westerns spaghetti se démarquent grâce à leur musique




  • Oui, n’importe quel western spaghetti de bas niveau tente de reproduire les sonorités des meilleurs moments de l’œuvre de Morricone, quand ce n’est pas Morricone lui-même qui refourgue les morceaux que les autres n’ont pas voulu. Dans le meilleur des cas, la musique est belle et prenante, le thème principal est repris, arrangé, développé, travaillé jusqu’à plus soif tout au long du film, ce qui fait que la musique, et donc le film, vous accompagnent longtemps après encore, dans votre dodo, après avoir vu le film. Et pour peu que vous ne regardiez pas les spagh à la suite, comme on regarde une nuit 24 heures chrono sur Canal, il se peut même que la musique ressurgisse dans votre tête quelques jours après, où même que vous vous en souveniez encore vingt ans plus tard. La musique de Un colt pour trois salopards est sans conteste spaghettienne, pour preuve, je l’ai encore en tête, alors que celle du Massacre de Fort Apache non…





  • Dans les spagh, y’a toujours un village mexicain, une taverna, ou alors un banco.


  • Avant de violer Raquel Welch, les trois crapules dévalisent une banque - banco donc – dans un pueblo mexicain regroupé autour d’une magnifique église blanche. Certes, les américains, Sam Peckinpah en tête, ne se sont pas privés de situer leurs films dans le vrai Mexique, mais quand même, c’est une constante spaghettienne qui saute aux yeux.





  • Dans les westerns spaghetti, il y a des longs manteaux




  • Sergio Leone a élevé les cache-poussières au rang d’icône de mode, bien avant Neo et son manteau noir et son Nokia. Au final, cet élément vestimentaire à été assez peu plagié dans les westerns spaghetti que l’auteur de ce blog a pu modestement voir, et finalement l’hommage le plus mémorable reste celui de Clint Eastwood dans Pale Rider. Mais ici, dans Un colt pour trois salopards, les trois salopards du titre portent ces long manteaux, avec plein de crasse dessus, et rien que ça, c’est chouette.





  • Dans les westerns spaghetti, l’armée Mexicaine se fait massacrer




  • Ah, ici non ! Elle roupille au soleil et se met à la poursuite de nos trois lascars et ça manque férocement de mitrailleuse pour que ça fasse vraiment spagh. Les plus malins feront remarquer que la quintessence en matière de massacre d’armée Mexicaine à la mitrailleuse se trouve dans La Horde Sauvage qui n’est pas un western spaghetti. L’auteur de ce blog rétorquera qu’il ne fait point ici œuvre universitaire et qu’il peut donc placer autant de syllogismes qu’il juge nécessaire pour étayer sa démonstration. De toute façon, l’armée Mexicaine de Un colt pour trois salopards reste remarquablement en vie, donc ça ne colle pas, mais tout de même, armée Mexicaine il y a, ce qui place ce film plus près du western spaghetti que, mettons, La captive aux yeux clairs





  • Dans les westerns spaghetti, on meurt beaucoup




  • Certes, et là c’est bien le cas. L’attaque de banque dégénère en massacre, les trois gus ne savent pas voler un cheval sans descendre au moins un type, et quand les mexicains attaquent l’armurier sans qu’il y ai besoin d’un motif quelconque pour justifier l’attaque, it’s raining men ! Si ça c’est pas une western spaghetti, je ne sais pas ce que c’est !





  • Raquel Welch dans un western spaghetti se fait forcément violer




  • Evidemment l’énoncé est faux d’emblée, puisque les westerns spaghetti avec Raquel Welch sont rares (il faudrait étudier de près Bandolero pour le catégoriser au plus vite). Mais il est vrai que la femme dans le western spaghetti se fait en général violer, afin de catharsiser les humeurs mauvaises du spectateur mâle lambda (et j’invente des mots si je veux), quand elle ne se fait pas tuer (mais là, elle rejoint le sort de l’ensemble du casting dans une démarche unitaire et égalitaire bienvenue ). Le viol de Un colt pour trois salopards a le mérite d’être non voyeuriste, assez dur, et répété au cours du film sous forme de flashbacks fugaces, pour justifier la détermination de l’héroïne.





  • On entend toujours le vent qui souffle dans les westerns spaghetti




  • Fieewwwouuuuiiuiiifiwwwwwuioiuuuuf, on n’y coupe pas, écoutez, c’est le vent du malheur, le vent de la violence déchaînée et implacable.





  • Le héros de western spaghetti porte un poncho




  • Mais si, voyez Robert Woods dans Quatre dollars de vengeance ou George Eastman dans Ciakmull, ou Clint Eastwood dans heuuu….
    Là, pour Un colt pour trois salopards, c’est du poncho érotique. Il faut comprendre que Raquel Welch est nue sous son poncho, on voit ses longues jambes fuselées et le spectateur mâle lambda est censé être tout baveux devant son écran. Pourtant, avec ses cheveux longs à peine peignés et ce poncho qui ressemble plus à un haillon qu’à un vêtement, avec ses guenilles aux pieds en guise de bottes, Raquel Welch ressemble plus à la femme préhistorique de One Million years B.C. qu’à une pistolerotte en devenir. Welch qui marche ainsi presque en titubant incarne la sauvagerie humaine dans un monde en déliquescence où la femme est prise comme on prend un pastis. Les producteurs n’osant pas faire durer ce concept - presque Blindmanesque dans le propos – jusqu’au bout de l’intrigue, la belle s’affuble d’un pantalon qu’elle fait tremper dans l’eau pour que ça lui moule les fesses. On remarquera qu’au cours des duels, elle préfère ne pas imiter le geste de Clint Eastwood qui remonte son poncho, ce qui aurait pourtant pour effet de montrer ses seins et de déstabiliser ainsi son adversaire. Non elle se contente de le remonter un peu pour dégager son bras, mais c’est comme quand on fait la vaisselle, ça retombe toujours. Et maintenant que j’ai réussi à placer les mots « nue », « fesses » et « seins » , cet article va cartonner à donf dans google, ouaiiiis, kikoooo, lol ptdr :->(oOO-)





  • Les westerns spaghetti sont tournés en Espagne




  • Pas toujours, mais là oui. Vincent Cassel raconte ainsi dans le commentaire audio de Blueberry que Ernest Borgnine lui confia que la dernière fois qu’il était venu tourner ici (ie, en Espagne), c’était pour violer Raquel Welch. Apparemment, il y a des expériences qui marquent dans la vie d’acteur…
    On papotte, on papotte, mais ça devient de plus en plus clair, Un colt pour trois salopards est un pur western spaghetti !





  • Les Shérifs dans les westerns spaghetti sont des couards crapuleux




  • Les Shérifs dans Un colt pour trois salopards sont ils des couards crapuleux comme celui dont Clint Eastwood ôte l’étoile dans Et pour quelques dollars de plus ? Check ! D’ailleurs Raquel Welch a cette belle phrase : « il n’y a pas de femmes dures, il n’y a que des hommes mous ».





  • Dans les spagh, il y a toujours un élément climatique ou des paysages inattendus




  • Ce sont les montagnes et la neige du Grand Silence ou de Condenados a vivir, c’est la boue de Django, c’est la tempête de Et le vent apporta la violence. Là le vent souffle très fort pendant le final, et en cours de film, on voit… la mer ! La mer dans un western, c’est peu banal.





  • Les ralentis pullulent toujours dans les westerns spaghetti




  • Il y a dans Un Colt pour trois salopards un ralenti sublime, vraiment très ralenti, où l’impact de la balle éclate sur la porte du saloon trois heures après avoir été tiré, pendant qu’un couteau vole dans le sens opposé. Génial. J’oubliais, dans les westerns spaghetti, il y a toujours un mec qui joue du couteau. Là c’est Ernest Borgnine





  • Dans les westerns spaghetti, il y a toujours un balade romantique sur la plage




  • Ha non tiens, ça colle pas, ‘tainnn qu’est ce qu’elle fout là cette scène, il n’y a jamais de trucs romantiques dans les westerns spaghetti (encore qu’il y ai un peu de babillage amoureux dans Black Killer, mais c’est pour mieux trancher avec le massacre qui suit, alors ça compte pas). Non décidément, ça ne va pas du tout, Un colt pour trois salopards n’est pas un western spaghetti !